La chirurgie réfractive en quelques principes
L'une des chirurgies les plus standardisées de la médecine moderne, mais aussi l'une de celles où la décision préopératoire pèse le plus.
Quelques principes
La chirurgie réfractive corrige les défauts visuels qui obligent à porter des lunettes ou des lentilles : myopie, hypermétropie, astigmatisme, presbytie.
Aucune technique n'est universellement la bonne. Le choix entre laser et implant, entre une procédure ou une autre, dépend du défaut à corriger, de l'âge, de la forme de la cornée, de l'épaisseur du cristallin, du métier exercé, des habitudes visuelles. Le bilan préopératoire que le Dr Lesieur réalise au cabinet d'Albi sert exactement à cela : confronter votre profil aux options disponibles, et n'en retenir qu'une.
Les patients viennent principalement du Tarn et de l'Aveyron, mais aussi des départements voisins (Lot, Tarn-et-Garonne, Haute-Garonne, Aude). Les interventions se déroulent ensuite dans deux lieux distincts. Le laser excimer, utilisé pour le LASIK et la PKR, est installé au CHU de Toulouse. La chirurgie du cristallin (pose d'implants intraoculaires multifocaux, implants phaques, échange de cristallin clair ou PRELEX) se pratique à la Clinique Toulouse Lautrec.
Cette page décrit les défauts visuels concernés et les techniques utilisées. Pour le déroulement précis d'une intervention, voyez la page Parcours patient.
Les défauts visuels
Quatre défauts, parfois associés
La myopie
L'œil myope voit trouble de loin. La cause la plus fréquente est un œil un peu trop long, qui fait que l'image se forme avant la rétine. Les myopies modérées, jusqu'à environ 6 dioptries, se corrigent généralement au laser. Les fortes myopies, où la cornée serait sollicitée au-delà de ce qu'elle peut tolérer en correction laser, relèvent plutôt d'un implant phaque. Le détail technique de chaque option est repris sur la page myopie du Centre Iridis .
L'hypermétropie
L'œil hypermétrope voit trouble de près et finit, avec l'âge, par voir trouble de loin également. Il est en général un peu trop court. La correction au laser est possible pour les hypermétropies faibles à modérées. Au-delà, ou en cas de cornée fine, l'implant intraoculaire devient la voie indiquée. Plus d'informations sur la page hypermétropie du Centre Iridis .
L'astigmatisme
L'astigmatisme correspond à une asymétrie de courbure de la cornée. Il se corrige au laser, ou par implant torique s'il accompagne un autre défaut traité par chirurgie du cristallin. Il est rarement traité de manière isolée. Voir la page astigmatisme du Centre Iridis .
La presbytie
À partir d'environ 45 ans, le cristallin perd progressivement sa capacité d'accommodation, et la vision de près devient difficile. La presbytie n'est pas une maladie, c'est une évolution biologique. Quand elle gêne suffisamment au quotidien, plusieurs solutions chirurgicales existent et coexistent aujourd'hui. La voie cornéenne, ou Presbylasik (LASIK presbytie), traite la presbytie au laser sur la cornée. La voie cristallinienne, plus établie, repose sur la pose d'implants intraoculaires multifocaux ou sur la technique PRELEX (échange de cristallin clair). Le choix entre ces approches dépend de l'âge, de la coexistence d'autres défauts, et de l'état du cristallin. Voir la page presbytie du Centre Iridis .
Les techniques chirurgicales
Cinq techniques, un choix par patient
Le LASIK
Le LASIK est aujourd'hui la technique laser de référence pour la correction de la myopie, de l'hypermétropie et de l'astigmatisme. Le laser femtoseconde crée un volet cornéen très fin, qui est replié le temps que le laser excimer remodèle la cornée sous-jacente. Le volet est ensuite repositionné. La récupération visuelle est rapide, en 24 à 48 heures pour la vision utile, sans point ni pansement. L'intervention dure une dizaine de minutes par œil, sous anesthésie locale par collyre.
Le LASIK trouve aussi des indications dans la correction de la presbytie, sous le nom de Presbylasik (ou LASIK presbytie). C'est une voie cornéenne en évolution active, qui s'affine d'année en année et à laquelle le Dr Lesieur participe dans le cadre de ses travaux. Comme pour toute approche en développement, elle est proposée après une discussion détaillée sur ce qu'elle peut apporter et sur ses limites par rapport à la chirurgie du cristallin.
Le détail du déroulement est repris sur la page LASIK du Centre Iridis .
La PKR
La PKR (photokératectomie réfractive) est une technique plus ancienne, mais encore parfaitement d'actualité pour certaines indications. Le laser excimer remodèle directement la surface de la cornée, sans création de volet préalable. Elle est privilégiée quand la cornée est trop fine pour un LASIK, quand le métier ou l'activité du patient présente un risque de traumatisme oculaire (sports de combat, certaines professions militaires ou de sécurité), ou pour certains profils anatomiques particuliers. La récupération visuelle est plus longue, de plusieurs jours à plusieurs semaines, avec une période d'inconfort post-opératoire qu'il faut accepter. Plus de détails sur la page PKR du Centre Iridis .
Les implants intraoculaires multifocaux
Les implants intraoculaires multifocaux remplacent le cristallin naturel et restituent une vision claire à plusieurs distances : loin, intermédiaire, près. Ils sont indiqués principalement pour la correction de la presbytie, seule ou associée à d'autres défauts. La technologie a beaucoup évolué : les implants trifocaux et EDOF (extended depth of focus) actuels offrent des résultats nettement supérieurs aux générations précédentes. Le choix de l'implant est crucial et fait l'objet d'une analyse personnalisée, appuyée notamment par l'application IOL Match .
Les implants phaques
Les implants phaques (ICL ou autres modèles) s'insèrent dans l'œil sans retirer le cristallin naturel. Ils sont indiqués pour les fortes myopies, certaines hypermétropies fortes, généralement chez des patients jeunes pour lesquels le LASIK n'est pas adapté. La chirurgie est réversible, ce qui constitue un atout important. Un suivi régulier reste néanmoins nécessaire pour vérifier la densité endothéliale au fil des années. Voir la page implants ICL du Centre Iridis .
Le PRELEX
Le PRELEX (Presbyopic Lens Exchange) consiste à remplacer le cristallin clair, encore transparent, par un implant intraoculaire avant l'apparition de la cataracte. Cette technique permet de traiter la presbytie tout en évitant, par construction, le développement futur d'une cataracte, puisque le cristallin a déjà été remplacé. C'est une intervention spécifique qui demande un cadrage précis. Un site dédié, www.prelex.fr , lui est consacré et reprend l'ensemble des questions à se poser avant d'envisager cette option.
Savoir ne pas opérer
Toutes les indications ne sont pas chirurgicales
Une cornée trop fine, une pathologie évolutive type kératocône, une surface oculaire en mauvais état, un défaut visuel encore instable, certaines pathologies générales : autant de situations où l'opération doit être différée ou écartée. Le bilan préopératoire sert d'abord à identifier ces situations. Quand l'indication n'est pas réunie, le Dr Lesieur le dit clairement. C'est probablement la qualité la plus importante d'un chirurgien réfractif : savoir ne pas opérer.
Pour aller plus loin
Toutes les techniques évoquées ici sont mises en œuvre dans le cadre d'un projet thérapeutique discuté à l'issue du bilan préopératoire. Aucun engagement n'est pris avant cette consultation, et aucune option n'est privilégiée a priori.
Pour prendre rendez-vous, contactez le secrétariat du Centre Iridis au 05 63 49 47 80.